Restauration du patrimoine

Une démarche scientifique au service du Patrimoine

La restauration du patrimoine regroupe toutes les interventions de sauvegarde d’un objet dans le respect de sa signification à la fois culturelle, historique, esthétique, éthique et artistique.

Ces opérations sont réalisées en respectant un code de déontologie propre à la profession adopté en 1993 par 13 pays de l’Union Européenne au sein de l’European Confederation of Conservators-Restorers Organisation (ECCO).

La restauration s’inscrit dans une démarche globale :

♦   examen approfondi de l’objet
♦   évaluation de l’état de conservation du bien culturel (constat d’état)
♦   diagnostic
♦   choix des interventions de conservation-restauration
♦   traitement
♦   recommandation de suivi après intervention

Les étapes de la restauration

La stabilisation est la première étape du processus de restauration et permet de stopper ou prévenir la dégradation de l’objet. La stabilisation des céramiques dégradées par des sels solubles passe par des traitements de dessalement en bains. Une consolidation à cœur  ou de surface peut également être réalisée par l’infiltration de résine.

Le nettoyage est une phase essentielle de la restauration, et fait appel à une combinaison de procédés chimiques (solvants organiques) et mécaniques (scalpel). Il permet de retirer les dépôts terreux résiduels, les anciennes traces de colle, etc. Il est souvent réalisé sous loupe binoculaire pour une plus grande précision.

Le collage des fragments permet de retrouver la forme initiale de l’objet. Il doit être réalisé de manière très précise afin que chaque fragment soit placé exactement à sa position d’origine. La résine utilisée doit être compatible avec le matériau et son pouvoir adhésif adapté à la fragilité de l’objet.

Le comblement des lacunes permet d’une part de renforcer la tenue mécanique de l’objet (comblements de consolidation) et d’autre part de reconstituer les parties manquantes pour sa présentation (comblements esthétiques).

La retouche colorée des comblements permet la restitution des décors et/ou de la teinte générale de l’objet. La retouche est réalisée de manière plus ou moins visible selon l’objet : les comblements doivent rester apparents pour un objet archéologique mais peuvent être rendus invisibles pour des objets plus récents.

Quelques exemples de réalisations